Compté du GranitGranitMRC du Granit

BREF HISTORIQUE DE LA MRC DU GRANIT


6000-5000 ans avant J-C – Fin de la période glaciaire

Il y a 7 000 ou 8 000 ans, à la fin de la période de glaciation et du recul des glaciers, la région s’est progressivement couverte d’une importante forêt et de nombreux lacs.

Entre 5000 ans avant J-C et le début du 17e siècle – Lieu de passage

La région a été un lieu de passage pour les Abénaquis et pour les nouveaux colons. C’est d’ailleurs les Abénaquis qui ont donné le nom au lac Mégantic qu’ils nommaient « Namagôntekw ». Cela signifiait, en langue abénaquise, « au camp des truites saumonées ».

Avec l’établissement des colons européens sur les rives du Saint-Laurent et sur la côte est américaine, la région a été un point de passage entre les deux colonies qui empruntaient en canot la voie Chaudière, du lac Mégantic, de la rivière Arnold, de la Dead River et de la Kennebec.

1646-1713 – Évangélisation des Amérindiens

L'un des premiers européens à fouler le sol de la région a été le Père Druillettes de la mission des Jésuites de Sillery lors d'une expédition en 1646. Les Français et les pères jésuites ont découvert le lac Mégantic lors d’une expédition afin de fonder une mission d’évangélisation de la population abénaquise. Cependant, ils ont dû céder le territoire aux Anglais suite à la guerre entre la France et l’Angleterre en 1713.

1775 – Expédition Arnold

En 1775, le commandant Benedict Arnold et 1 100 hommes ont quitté les États-Unis pour aller attaquer Québec en empruntant les rivières Kennebec et Chaudière non surveillées par les Anglais. De nombreux soldats ont péri glacés ou enlisés dans la zone marécageuse du lac des Joncs. Près de 600 hommes sont arrivés à Québec et ont rejoint l’armée de Montgomery qui arrivait de Montréal. L’invasion s’est soldée par la retraite des troupes en mai 1776. Beaucoup de matériel de cette expédition a été retrouvé dans la région.

1792-1850 – Arpentage des premiers cantons

C’est à cette époque que le sud-est du Québec s’est divisé en cantons. Cela représente un morceau de terre carré qui est lui-même redivisé en lots rectangulaires.

1850 – Début du peuplement

Les premiers habitants de la région ont été des Écossais et en majorité de l’île de Lewis. Ceux-ci fuyaient leur pays rongé par la pauvreté et la famine. Ils se sont installés sur le territoire des municipalités actuelles de Milan et Stornoway puis sur celui de Nantes, Masboro (Marston) et les environs de Baie-des-Sables. Les noms de ces nouvelles municipalités ont souvent été inspirés des habitants de l’île de Lewis. Par exemple, la majorité des habitants de Stornoway venaient de Stornoway en Écosse.

Les premiers Canadiens français sont arrivés entre 1840-1850. Ils sont venus principalement de la Rive-Sud du Saint-Laurent où la rareté des terres cultivables les a poussés à s’installer plus loin. Les nouveaux territoires développés ont alors été les municipalités actuelles de Lambton, Saint-Romain et Stratford. Des habitants, venant de la Beauce, ont colonisé le territoire situé entre Lac-Drolet et Saint-Robert Bellarmin. Les municipalités de Notre-Dame-des-Bois en 1870, de Piopolis en 1871, d’Agnès (Lac-Mégantic) en 1874 et de Saint-Augustin de Woburn en 1890, se sont faites successivement colonisées par les francophones.

Quelques Anglais se sont établis dans le sud de Sainte-Cécile et dans la municipalité actuelle de Frontenac.

Chaque colon qui s’établissait dans la région s’installait sur un lot qui lui permettait de cultiver la terre et de couper du bois. Ces deux activités permettaient de nourrir la famille et de gagner l’argent nécessaire pour les autres besoins.

1877-1878 – La première route et l’arrivée du chemin de fer

Plusieurs tronçons de routes ont été réalisés avant 1877. Cependant, l’année 1877 a marqué l’achèvement d’une première route digne de ce nom qui reliait la région en suivant les deux côtés de la rivière Chaudière au monde extérieur.

La première voie ferrée s’est implantée en 1878 et reliait Lac-Mégantic à Sherbrooke. Puis, quelques années plus tard, elle a rejoint les provinces maritimes. Le second chemin de fer a ouvert en 1894 et rejoignait Lac-Mégantic et Québec. La région est donc devenue facilement accessible pour la population, mais surtout pour le transport des ressources premières et des produits.

L’essor de Lac-Mégantic est lié au chemin de fer car la municipalité était alors devenue un centre ferroviaire important.

1879-1900 – Le développement économique

Toutes les actions précédentes ont favorisé un développement industriel largement dominé par l’industrie forestière qui profitait de la présence d’un territoire largement garni de forêts. Un premier moulin à scie a été construit à Stornoway en 1879 par Télesphore Legendre. Un deuxième a été érigé au village de Mégantic en 1881 par la compagnie Nantaise. Par la suite, en 1893, la construction d’une usine de pâte à papier nommée la Lake Megantic Pulp Co a vu le jour.

À la même époque, à défaut de chemins praticables et d’automobiles, un service de bateaux sur le lac Mégantic s’est développé afin d’assurer le transport des gens, des marchandises, du courrier et des billots pour les scieries. Les quais de la Baie Victoria (Marston), de Piopolis, de Woburn, de Trois-Lacs (Frontenac) et du village de Mégantic ont permis ces liaison.

1911 – Le Granit

La MRC doit son nom à cette ressource essentielle pour la région et qui lui a permis un rayonnement important. Le granit de la région a servi à construire plusieurs monuments importants tels l’oratoire Saint-Joseph et la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré et il recouvre plusieurs gratte-ciel des plus grandes villes américaines.

Le pionnier du Granit se nommait Amédée Bussière. Il a ouvert sa première carrière en 1911 au pied du mont Saint-Sébastien. L’entreprise de M. Bussière, Granit Bussière, existe toujours et est aujourd’hui dirigée par les petits-fils de ce dernier. Plusieurs autres carrières de granit ont ouvert dans les municipalités de Saint-Sébastien et de Sainte-Cécile-de-Whitton.

De nos jours – Développement économique de la région

L’augmentation démographique est soutenue par une diversification économique de la région qui procure de l’emploi aux hommes et aux femmes.

L’exploitation de la forêt est pratiquée dans la plupart des municipalités par des agriculteurs et les grandes sociétés forestières comme Domtar. L’agriculture a favorisé l’émergence des municipalités de Lambton, Saint-Sébastien, Sainte-Cécile-de-Whitton, Saint-Ludger et Audet. La transformation des ressources naturelles procure de l’emploi à une portion importante de la population et est regroupée dans les municipalités de Lac-Mégantic, Lac-Drolet, Lambton, Stornoway et Saint-Romain. Finalement, les services font vivre près de la moitié de la population dans la MRC du Granit. Le développement touristique, la villégiature et le plein air sont en expansion sur le territoire et sont porteurs d’avenir.